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25 Sep 2013

James Bondeke (3)

Défense, Démocratie, Economie, Europe, International, Internet, USA, Vie Privée Donnez votre avis..

En marge hier de l’AG de l’ONU, Elio Di Rupo a déclaré être « favorable » et a estimé « inévitable » l’adoption d’un traité sur l’utilisation d’internet et protégeant la vie privée. Ces nouvelles règles permettraient d’interdire les écoutes illégales et les intrusions informatiques comme celles dont ont été récemment victimes chez nous Belgacom, le Service de Renseignements de la Défense, les Affaires étrangères ou … ses propres services. Poudre aux yeux !

Ces déclarations faisaient suite au discours courageux tenu sur le sujet à la tribune de l’ONU par la Présidente brésilienne Dilma Roussef. Elle avait aussi annoncé la semaine dernière qu’elle ne participerait pas à la rencontre prévue fin octobre avec Barack Obama. Elle souhaitait ainsi témoigner de son ras-le-bol à l’égard des écoutes illégales dont elle semble avoir directement fait l’objet de la part des agences de renseignements US. C’est en tous cas ce qui se trouve dans les documents secrets divulgués par Edward Snowden cet été. Washington n’a pas fait la lumière sur ces écoutes et Brasília a légitimement agi en conséquence.

Le Gouvernement belge a agi exactement à l’inverse. Alors que les mêmes documents secrets de la NSA confirment la mise sous écoute, à Bruxelles, des bâtiments du Conseil européen au début des années 2000 et l’intérêt appuyé (et confirmé) des services de renseignements britanniques (GCHQ, en cheville avec la NSA) pour les données traitées par Belgacom.

Le Premier Ministre n’a ni convoqué l’Ambassadrice américaine pour une demande d’explications sur ces révélations inquiétantes, ni demandé au niveau du Conseil européen la suspension des négociations actuellement en cours sur le Partenariat transatlantique sur le Commerce et les Investissements (TTIP).

Plutôt que d’entamer des pourparlers autour d’un traité aux contours bancals sur l’interdiction de l’espionnage électronique, il est pour Ecolo plus judicieux et efficace d’exercer une pression diplomatique maximale sur les principaux intéressés par l’émergence de la surveillance généralisée d’internet, à savoir les Etats-Unis ! Il s’agit de suspendre les négociations autour du TTIP tant que le Gouvernement américain n’aura pas fait toute la lumière sur les systèmes mis en place par la NSA pour surveiller citoyens et entreprises européens. C’est d’ailleurs ce que le Groupe des Verts au Parlement européen propose depuis des mois !

Faisons-nous respecter par les USA en les menaçant de ne pas parvenir à un accord commercial qu’ils chérissent. C’est notre pied-de-biche pour faire avancer la transparence sur ces affaires … et la Belgique ne l’utilise même pas (encore ?).

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