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27 jan 2016

Promoboys pour armes

Défense, Droits humains, Economie, Gouvernance, International Donnez votre avis..

Les attachés de défense belges (ou attachés militaire) sont des militaires qui travaillent dans des ambassades de Belgique un peu partout dans le monde. Ils dépendent du Ministère de la Défense et conseillent l’ambassadeur en matière militaire. Cependant, ils facilitent aussi la conclusion de contrats de vente d’armes : ils établissent les premiers contacts entre l’industrie de l’armement belge et des clients potentiels dans les pays où ils se trouvent.

La Belgique dispose actuellement d’une vingtaine d’attachés militaires, répartis dans onze ambassades. Le problème, c’est qu’en réponse à des questions qui lui ont été posées à la Chambre, le Ministre de la Défense Vandeput nous a précisé que ces promoboys du commerce de l’armement sont envoyés dans des pays qui violent les droits humains et utilisent la violence contre leur propre population, comme l’Arabie saoudite, le Bahreïn, le Yémen, la Turquie, l’Égypte, le Soudan,  la Russie ou encore la Chine. Ces pays apparaissent chaque année dans les rapports internationaux.

Au cours des cinq dernières années, pas moins de 35 contacts ont été établis entre les attachés de défense, l’industrie de l’armement belge, tant en flamande que wallonne, et des pays intéressés, comme l’Arabie saoudite, les Émirat arabes unis, Bahreïn et le Qatar. Le Gouvernement fédéral (et surtout le Ministre des Affaires étrangères Reynders) est toujours très prompt à rejeter (souvent à raison) la responsabilité sur les Régions en matières d’exportation d’armes. Étant désormais établi que la Défense joue un rôle dans ce commerce, Didier Reynders doit désormais balayer devant la porte des ambassades dont il a la charge.

Capture

Extrait de la réponse du Ministre

Pour Ecolo, il est inacceptable que la Défense joue un tel rôle auprès de pays où les droits humains sont notoirement bafoués. Il apparaît à nouveau que le cadre législatif qui régit le commerce des armes est trop faible et que tous les niveaux de pouvoir continuent d’y jouer un rôle. Il est temps de regarder les choses en face et d’enfin agir pour que les armes belges ne puissent plus atteindre ces pays. Nous avons notamment besoin d’une liste noire des pays vers lesquels l’exportation d’armes est interdite. Celle-ci servirait de base aux décisions d’exportations d’armes des Régions et au travail de promotion effectué par les attachés militaires de l’État fédéral.

Ce débat sur les armes mérite mieux qu’une querelle communautaire.

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